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Jeudi 28 avril 4 28 /04 /Avr 18:28

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Le voyage touche à sa fin. Par chance il nous restait encore quelques jours pour retourner peu à peu à la civilisation et l’univers consumériste dans lequel nous vivons. C’est ainsi qu’après un trajet infinissable (que j’ai déjà raconté la semaine dernière) nous arrivons épuisés a Singapour.

P1130554Pour être honnête, la principale activité de cette ville, c’est le shopping ! Et  croyez moi, il y a de quoi se faire plaisir. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait en dévalisant quelques unes de mes adresses favorites. Je peux vous dire qu’après 10 mois en mode « aventure » ça fait du bien ! Nous avons déambulé entre les magasins et les rues commerçantes pendant des heures. A croire que Singapour n’est qu’un immense mall. Un peu comme a Hong-Kong, nous pouvons traverser la ville de mall en mall sans jamais voir le jour !

Singapour, c’est grand, c’est beau, c’est propre. Mais peut-être un peu trop ? Par endroits cela manque d’authenticité, de vie, d’énergie. Une ville immense totalement endormie, loin de l’image « busy » que nous en avions. Au milieu des buildings ultramodernes, les quelques bâtiments historiques (épargnés par les bombardements japonais lors de la seconde guerre mondiale) ont l’air un peu « fake ». Comme si nous traversions le décor carton-pâte d’un théâtre de marionnettes. Mais ne soyons pas trop négatif, mon impression générale reste quand même que Singapour doit être une ville très agréable a vivre. Il y a énormément d’espaces verts, les rues sont propres et pas polluées et les habitants, comme partout en Asie, très sympathiques. De plus si les lois sont draconiennes, cela ne se ressent nullement quand on se promène, nous pensions lire de partout les signes d’interdiction mais …. que nenni.

C’est de nuit que Singapour révélé ses charmes. La ville nous est apparue sous un visage totalement différent. Si nous avions aime la vue sur la skyline de jour, de nuit, cette vision devient féerique. Le long de Harbour city, une légère brise soufflait, comme une bénédiction après la chaleur étouffante de la journée et nous avons marché longuement profitant de la (relative) fraicheur du soir. C’est à cette heure là que la ville s’anime et que les Singapouriens sortent dans les rues.

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Nous quittons Singapour pour la partie la plus confortable de ce voyage : l’avion ! Comment peut-on ne pas aimer les vols long-courriers ? Après les bus déglingués pour nous c’est vraiment le grand luxe ! Sans compter que cela faisait longtemps que nous n’avions as eu l’occasion de déguster un bon verre de vin rouge.

Nous arrivons en Allemagne pour nous reposer quelques jours entre Heidelberg et Francfort avant de retrouver notre mère patrie : la France !

Je vais éviter de finir sur un ton tragique en pleurant la fin de l’aventure ou faussement joyeux en parlant seulement du bonheur de retrouver nos proches. Evidement nous oscillons entre les deux, mais une certitude à d’ors et déjà germée en nous : nous recommencerons ! D’ici là (car il nous faudra surement quelques années), je tiens à vous remercier de nous avoir suivi pendant tout ce périple et de nous avoir soutenus par vos message.

Remerciements à Patricia et Olivier, nos plus grands fans qui n’ont jamais omis de laisser un message. A Catherine et Monique pour leurs mots chaleureux. Remerciements aussi a ceux que je ne connais pas encore mais qui se sont montrés présents, Nicky et sa fille, ainsi que Géraldine. Un grand merci à Willy pour avoir relayé nos aventures sur la toile ainsi qu’a Mel et Romain nos deux calédoniens pour avoir fait de même sur le caillou. Evidement nous ne pouvons citer tous le monde alors un grand merci  à TOUS !

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Par Aurélie et Julien - Publié dans : Singapour - Communauté : images du monde
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Samedi 23 avril 6 23 /04 /Avr 16:04

P1130476P1130323Que de route pour arriver jusque là ! Sans compter le détour que cela nous fait faire pour repartir ensuite vers Banda Aceh, notre dernière destination. Cette idée nous trotte dans la tête quand nous arrivons à Bukit Lawang. Avons-nous bien fait de venir ?

Quoi qu’il en soit le village est charmant, il s’étend tout le long d’une rivière. Pour se rendre à notre guesthouse, il faut traverser un pont de singe bricolé de fils de fer et de bambous qui en ferait fuir plus d’un tant il a l’air précaire. Il y a quelques années, de fortes inondations avaient ravagées le village emportant un grand nombre de ses habitants. Mais la vie a repris le dessus et les habitants on reconstruit toutes les infrastructures nécessaires, malheureusement il ne manque plus que les touristes pour remplir les lieux.

Quelques heures après notre arrivée, Helene et Nassim, partis un peu plus tard que nous, nous rejoigne. Nous sommes 4, idéal pour organiser le trek du lendemain à la recherche des orangs-outans!

A notre grande surprise le soleil est rayonnant quand nous nous réveillons. Pas le temps de trainer, la jungle nous attend. Nous nous mettons en route immédiatement en compagnie de notre très sympathique guide. Les quatre heures que nous allons passer avec lui vont s’avérer fortes en émotions. La rando commence sur les chapeaux de roues. Ça grimpe, le chemin est particulièrement glissant et envahi de moustiques après les derniers jours de pluie. En quelques minutes à peine, nous sommes trempés de sueurs et piqués de toutes parts. Les premiers habitants de la forêt que nous rencontrons sont une famille de macaques. Que dis-je, une véritable tribu. Ils courent de tous côtés et nous encerclent. Ces petits curieux ont l’air intrigués par notre présence à moins que ça ne soit l’odeur des fruits que notre guide transporte pour nous qui les attire. Mais pas de temps à perdre, ce n’est pas eux que nous sommes venus chercher. Seconde découverte, et pas des moindre, nous apercevons un groupe de primates aux têtes amusantes affalés sur les branches des arbres. Coiffés d’une crête, nous les surnommons affectueusement « Punky Monkeys », mais il s’agit d’une espèce de langur endémique à Sumatra qui s’appelle Thomas’s leaf (Presbytis thomasi). Présents uniquement  sur cette partie de l’ile, cette espèce a été déclarée vulnérable en 2008.

Mais où se cachent nos orangs-outans ? En continuant nos recherches nous tombons cette fois-ci sur une famille de gibbons blancs. Décidément ces bois sont riches en primates ! Il faut dire que grâce au travail effectué dans ce parc national la végétation est particulièrement préservée.

Nous crapahutons sur un chemin particulièrement escarpé quand nous apercevons un nid dans lequel quelque chose a l’air de bouger. Nous nous approchons tant bien que mal en essayant de faire le moins de bruit possible quand apparait une touffe de poils rouges qui surplombent une petite tête hirsute. Nous les avons trouvés ! Celui que nous entrevoyons a environ 5 mois.  Tout à coup une grosse main sort des branchages, suivie d’une tête curieuse. La maman agrippe son petit et se décide enfin à sortir. Lentement elle se suspend aux lianes laissant apparaitre son grand corps et la petite touffe poilue qui l’accompagne. Moment magique !

Cette femelle a 16 ans et c’est son premier bébé. Les orangs-outans vivent environs 55 à 60 ans mais ne se reproduisent que tous les 5 ans a partir de l’âge de 15 ans. C’est ce qui les rend tellement vulnérables. L’activité touristique développée par le parc naturel de Gunung Leuser permet la préservation de ces primates mais en contrepartie les expose aux maladies humaines auxquelles ils sont très sensibles. C’est le serpent qui se mord la queue. Cependant, il apparait que sans le travail effectué sur la réserve, ces grands singes auraient quasiment disparus de cette zone.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises car peu apres nous rencontrons un autre spécimen. Il s’agit d’un male, il doit être âgé d’environ 35 ans et peser 70 à 80 kilos (contre une moyenne de 100 a 120 pour les femelles) pour 1,65m. Nous essayons de rester silencieux et immobiles pour le déranger le moins possible. Il se déplace lentement d'arbre en arbre. A croire qu’il a envie que nous  l’admirions car il prend la pause et se laisse photographier avant de décider que nous l’avons assez embêté et reprendre sa route paisiblement.

On ne peut pas rester insensible à la vision de cet être dont le nom signifie littéralement « homme des forets » et dont nous partagerions 94% du patrimoine génétique (dixit notre guide). Après avoir contemplé ce grand primate au regard attendrissant, nous repartons avec le sentiment étrange d’avoir vécu quelque chose d’exceptionnel.

 

 


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P1130410Même pas le temps de nous remettre de nos émotions, nous devons sauter dans le bus. Ces trois heures chaotiques ne sont qu’un avant-gout de ce qui nous attend. Cependant tout s’enchaine à la perfection car arrivés à Medan nous mottons directement dans le bus de nuit pour Banda Aceh, ville dans laquelle nous arriverons 12 heures plus tard vers 5 heures du matin. Tout ça pour attendre encore pendant quatre heures et demie que le premier bateau embarque pour Pulau Weh, petite ile paradisiaque située a la pointe nord de Sumatra et où nous voulons passer nos derniers jours. Une heure de bateau aura suffit mais il nous faudra encore une bonne heure en moto pour traverser l’ile. Une heure pour faire 20km, c’est une bonne moyenne.  L’entrée du minuscule village ne permet pas l’accès aux véhicules et nous devons finir à pieds. Nous nous installons dans un confortable bungalow en bois avec une vue délicieuse sur les eaux turquoises. Iboih est un petit paradis sur terre.

Quand je me lève le matin, je suis hypnotisée par la vue. La terrasse est parfaite pour une petite séance de stretching et de yoga pendant que Julien est parti plonger.

L’après-midi, nous partons en amoureux faire un peu de snorkeling dans les eaux chaudes et poissonneuses.

Je n’arrive pas à savoir si le temps passe trop vite ou trop lentement sur cette ile. Les journées coulent tout doucement sous le soleil, pourtant il y a déjà quatre jours que nous sommes arrivés et nous devons repartir demain. Ce matin là il fait un soleil magnifique, cela me donne le sourire car je dois justement partir plonger et la journée s’annonce idéale.

Plongée sublime et conditions parfaites m’ont fait oublier mon stress et mon appréhension. Il n’est reste que le plaisir. Je voudrais décrire ce que j’ai vécu mais je n’ai pas le talent littéraire suffisant.  L’eau était si limpide laissant apparaitre un monde tout en couleurs, des plus subtiles aux plus vives comme ces gorgones géantes dont le rouge sang tranche sur la mer azur. J’ai été tour à tour amusée par le ballet dansant des demoiselles, effrayée par les énormes murènes aux dents acérées et enchantée de toutes ces visions et du monde nouveau qui s’offre à moi.

Nous ne voulons plus partir et c’est la première fois en 10 mois que nous nous sentons pris par le temps. C’est un sentiment à la fois désagréable et frustrant. En quittant le bungalow nous avons un pincement au cœur, nous repensons à la vue que nous avions depuis notre appartement à Nouméa et nous comprenons que nous risquons de ne pas retrouver la même chose avant longtemps. Notre décision est prise nous rentrons en France. Après quatre ans loin de la métropole on peut dire que nous avons le mal du pays.

Heureusement l’aventure n’est pas tout à fait finie. Il faut refaire le trajet en sens inverse jusqu'à Medan. Arrivés là il nous faudra encore attendre de longues heures. J’ai l’impression que l’attente et la patience sont les maitres-mots quand on voyage. Le pire est que l’on s’habitue à toutes les choses qui pourraient nous paraitre impensable dans notre quotidien. J’ai tout loisir de méditer là-dessus  en attendant l’avion qui doit nous emmener à Singapour.

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Par Aurélie et Julien - Publié dans : Indonesie - Communauté : images du monde
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Dimanche 17 avril 7 17 /04 /Avr 09:10

P1130027Ce n’était pas prévu et pourtant nous y voila ! Seulement deux heures de bateau depuis Malacca pour atteindre cette nouvelle contrée : l’Indonésie ! Arrivés au poste frontière, si l’ambiance est détendue et chaleureuse, on sent qu’ici on se plaisante pas ! Le bateau est amarré en pleine zone pétrolifère. A perte de vue ce sont des cheminées d’extraction qui flamboient. Je ne sais pas pourquoi mais cela me rappelle certaines images du journal télévisé aux temps de la guerre du golfe. A en voir la fouille minutieuse que nous allons subir (nos sous-vêtements seront vérifiés), l’endroit doit être propice aux trafics de drogue. Cela n’empêche pas pour autant que le premier chauffeur de taxi que nous croisons a la sortie des douanes nous proposer de la Marijuana. Bienvenue a Sumatra !

P1130154Nous prenons un minibus pour Bukittinggi. Temps estimes : 8 heures. Nous en mettrons 12 et nous arriverons à 5 heures du matin après 3 crevaisons successives, prouesse statistique pourtant bien réelle. Nous arrivons donc extenués tant par les heures de trajets que par les deux enfants qui n’ont pas cessé de vomir à côté de nous.

Si le voyage touche à sa fin, l’énergie est toujours la même. Nous enfourchons nos motos et partons au lac Maninjau avec Nassim et Helene que nous avions rencontre en Malaisie et qui vont devenir de bien joyeux compagnons de route!  En arrivant au premier village au bord du lac, nous nous arrêtons dans un petit marché local et bien que nous soyons en Asie depuis plus de 9 mois, nous découvrons encore des fruits et des légumes que nous ne connaissons pas.  Toute l’activité des habitants tourne autours de ce lac envahi par les plateformes de pisciculture et cerné par les rizières. Nous passons la plus grande partie de la journée à rouler, pour essayer de faire le tour de cet immense lac.  Le lendemain, bien que nous ayons mal aux fesses, nous ne lâchons pas notre monture car nous voulons nous rendre encore plus loin, dans la vallée d’Harau. Au plus on s’en approche, au plus le paysage se dessine. Des falaises se dressent derrière les rizières. Petit à petit, elles se rapprochent, c’est dans leur creux que se loge la valle d’Harau.

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Apres 15 heures épouvantables dans un bus bondé de gens qui fument (oui, c’est le premier pays que nous traversons ou les gens fument dans le bus) nous arrivons à 5 heures du matin dans la bourgade endormie de Parapat. Nous ne sommes pas encore à destination, pour cela nous devons attendre que le premier bateau embarque. Un bon café nous aide à sortir de notre torpeur. Le café indonésien, pour le moins excellent, se boit non filtré avec le marc à l’intérieur et beaucoup de lait concentré sucré. Le bateau est enfin là. Nous traversons le lac Toba, lac volcanique vieux de 70.000 ans formé dans un cratère de volcan, en son centre, s’étend une immense ile. C’est la que nous allons passer les prochains jours dans le petit village de Tuk-tuk. Nous trouvons une chambre dont la terrasse surplombe le lac. Un vrai appel a la paresse. Après une petite ballade pour repérer les lieux, nous nous installons dans le jardin, plongeons une canne a pêche dans l’eau et laissons le temps s’égrener lentement.

Toujours accompagnés de Nassim et Helene et de deux australiens rencontrés sur place, nous constituons un petit groupe et partons passer une journée a vélo sur les rives du lac. Certes l’escapade ne sera pas très sportive, mais nous profitons de la vue à un rythme paisible ponctué de baignades dans les eaux claires du lac.

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P1130195P1130219P1130282Nous poursuivons nos longs et périlleux voyages en bus toujours plus au nord de Sumatra vers la petite ville de Berastagi. Outre un incroyable marché aux fruits où nous faisons le plein de vitamines, nous sommes venus ici car c’est le meilleur point de départ vers le volcan de Sibayak.  Comme il ne s’agit pas d’une très longue randonnée nous partons la cool et arrivons a l’entrée du parc vers 10 heures du matin. La plus longue partie du trek n’est guère intéressante, nous devons suivre une petite route qui serpente à travers la jungle. Enfin, la route laisse place à un chemin. La végétation commence à se raréfier. Le sol devient blanchâtre et une forte odeur de souffre envahi l’air. Des fumeroles sulfureuses laissent échapper des sifflements. Le sol est vert (presque fluo) par endroits, noir ou jaunâtre a d’autres. Nous poursuivons l’ascension jusqu’au cratère qui s’ouvre, parfaitement rond, à nos pieds. Nous n’aurons malheureusement pas le temps de finir le pique-nique que nous avions entamé pour profiter de la vue qu’un véritable orage tropical éclate. En quelques minutes, outre le fait que nous soyons complètement trempés, le chemin est devenu un vrai torrent. A mi-chemin (comprenez une bonne heure sous cette pluie diluvienne) nous faisons halte dans un petit café afin d’essorer nos vêtements et de nous réchauffer un peu. Car n’allez pas croire que par ce que nous sommes au niveau de l’équateur nous ayons chaud ! Nous sommes en montagne et je peux vous assurer qu’à ce moment là nous sommes transits de froid. J’ôte mon gilet pour l’essorer (il était pourtant sous mon k-way), les habitants rient en voyant les litres d’eau qui s’en écoulent. L’accalmie finira par arriver et nous finirons notre parcours. A l’arrivée nous attend la récompense : des sources chaudes. Même si nous devrons remettre nos vetements mouilles pour repartir, nous nous sommes réchauffes et délasses. On peut dire que ce bon bain chaud a fait son effet. Nous approchons a grands pas de la fin, mais de belles experiences nous attendent encore !

Apres le terrible tsunami de 2004, les touristes ne sont toujours pas revenu, l'ile est pourtant plus vivante que jamais et mérite largement que l'on s'y attarde !

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Par Aurélie et Julien - Publié dans : Indonesie - Communauté : images du monde
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Vendredi 15 avril 5 15 /04 /Avr 14:34

Ne croyez pas que la cuisine thaïlandaise soit compliquée ! Les recettes que je vous présente la sont simples et (assez) rapides à préparer. Sachant que certains des ingrédients comme la pate de curry peuvent être achetés tous prêts en magasins spécialisés.

 

Salade de papaye verte (Som Tum):

(La papaye peut être remplacée par d’autres fruits comme la pomme, la mangue verte ou le concombre)

Par personne :

-          1 a 3 piments rouges (ou verts) émincés

-          1 gousse d’ail pilée

-          ½ ou ¼ tomate coupée en lamelle

-          1 long bean (haricot vert long) cru, coupe en petits tronçons

-          papaye verte râpée

-          1 cuil. A café de cacahuètes grillées

-          1 cuil. A soupe de jus de citron

-          1 cuil. A café de sucre de palme

-          2 cuil a café de Fish sauce

 

Piler le piment, le long bean et l’ail ensemble.

Ajouter les tomates, le sucre, la sauce de poisson et le citron. Mélanger.

Ajouter la papaye râpée et mélanger.

Servir avec du poulet grille et du riz (ou du sticky rice si possible)

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Nouilles sautées (Pad Thaï) :

P1060561Par personne :

-          2 à 4 gousses d’ail émincées

-          Tofu coupe en morceaux (facultatif)

-          Un peu de carotte râpée (juste pour colorer le plat)

-          2 tiges de ciboulette(ou oignon vert) a couper en tronçons

-          100g de pousses de soja

-          50g de chair de poulet (ou de crevettes)

-          200g de nouilles de riz

-          1 œuf

-          2 cuil. A soupe d’huile de cuisson

-          1 cuil à café de sucre

-          2 cuil. A café de sauce de poisson

-          3 cuil. A café de sauce d’huitres

-          1 tasse d’eau

A préparer de préférence dans un wok.

Faire revenir l’ail dans l’huile chaude sur feu doux jusqu'à  dore.

Ajouter le poulet et le tofu. Cuire 1 minute.

Ajouter l’œuf, tous les assaisonnements (sucre, sauce poisson, sauce huitres) et mélanger.  Réserver sur le haut du wok. Monter le feu, ajouter les nouilles et l’eau, jusqu'à évaporation.

Ajouter les pousses de soja et la ciboulette et cuire quelques secondes.

Mélanger l’ensemble.

Servir avec des cacahuètes grillées pilées, du piment en poudre et du citron.

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Soupe aigre-douce de crevettes (Tom Yum) :

P1060572Par personne :

-          1 bol d’eau

-          2 tiges de citronnelle émincées

-          1 à 2 tranches de gingembre (idéalement galanga)

-          2 à 3 feuilles de kafir (à remplacer par des feuilles de citronnier ou zeste de citron)

-          2 à 3 petits piments écrasés

-          1 tomate coupée en morceaux

-          1 à 2 champignons coupes en morceaux

-          ½ à 1 oignon émincé

-          Coriandre et oignon vert émincés pour garnir

-          Crevettes

-          1 cuil. A café de sucre

-          2 cuil. A café de sauce de poisson

-          2 cuil. A soupe de jus de citron

-          1 cuil à café de piment (en pate de préférence ou en poudre)

Faire chauffer l’eau dans une casserole à feu chaud jusqu'à ébullition, ajouter la citronnelle, le gingembre, le kafir et le piment. Cuire 2-3 minutes.

Ajouter les tomates, l’oignon, et les champignons, cuire 30 secondes.

Baisser le feu. Ajouter le sucre, la sauce poisson, le jus de citron le piment (poudre ou pate) puis les crevettes et laisser jusqu'à ce que les crevettes soient cuites.

Ajouter la coriandre et l’oignon vert sur le dessus avant de servir.

 

Pate de curry vert (ou rouge) :

-         P1060565 Petits piments verts frais (ou piments rouges séchés)

-          1 morceau de ginseng (ou 1 tranche de gingembre)

-          1 morceau d’écorce de citron (kafir de préférence)

-          1 tranche de galanga (ou gingembre)

-          1 morceau de curcuma

-          4-5 petites gousses d’ail

-          2 à 3 échalotes

-          Graines de coriandre

Mettre les ingrédients au fur et à mesure dans un mortier et piler jusqu'à obtenir une bonne texture

 

Pour quelques variantes à partir de la pate de piment rouge :

-          Pour du panang ajouter des cacahuètes écrasées

-          Pour du Khaw Soi ajouter du curry en poudre

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Curry vert au poulet (peut être fait avec du curry rouge) :

P1060574Par personne :

-          50g de poulet (bœuf ou crevettes) émincé

-          1 bol de lait de coco

-          1 cuil. A soupe de pate de curry vert (ou rouge)

-          2 feuilles de kafir (ou de citronnier ou zeste)

-          1 gros piment rouge coupe en tranches fines

-          Quelques feuilles de basilic doux

-          ½ à 1 aubergine en gros morceaux (peut se faire avec carottes ou autres légumes)

-          1 cuil. A café de sucre de palme

-          1 cuil. A café de sauce de poisson

Faire bouillir 2 cuil. A soupe de lait de coco dans le wok a feu doux (le gras doit apparaitre en surface). Ajouter la pate de curry et faire cuire pendant 1 minute.

Ajouter le poulet jusqu'à ce que la chair devienne blanche et ajouter le reste de lait de coco et amener a ébullition. Ajouter les légumes, le sucre et la sauce de poisson.

Arrêter la cuisson et servir avec du riz.

 

A bientot pour la suite des aventures en Malaisie !

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Par Aurélie et Julien - Publié dans : Recettes de cuisine - Communauté : images du monde
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Dimanche 10 avril 7 10 /04 /Avr 14:23

 

P1120795Nous avons passé la frontière sous ciel menaçant, ignorant que nous allions passer la première semaine en Malaisie sans voir le moindre rayon de soleil. Nous avons atterri à Ipoh un peu par hasard, les autres bus étant complets. Notre trop fameux guide du routard décrivait la ville en ces thermes « méprisée des touristes, Ipoh est pourtant une ville bien sympathique… ». Je ne vais pas dire que cela est entièrement faux, mais à l’évidence si les touristes ne s’y arrête pas  c’est peut être qu’il y a une raison : nous n’avons rien trouvé a y faire ! Bon, j’exagère. La promenade dans le centre ville s’est révélée tout de même agréable mais je ne vais pas surcharger cet article avec le récit de cette journée.

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P1120754Quoi qu’il en soit, le premier contact avec ce pays s’est tout de même révélé fort intéressant. Troisième puissance économique d’Asie, la Malaisie affiche des standards de confort et d’infrastructures proches des nôtres, les autoroutes et les bus tout confort que nous avons pris le démontre bien. De plus les gens sont accueillants et contents de voir des touristes occidentaux, car sur les 2 millions de touristes que le pays accueille par an, seulement 500.000 sont occidentaux (dont 30.000 français), les premières places étant réservées aux Singapouriens et aux chinois. La population quand à elle est un beau brassage culturel avec trois communautés distinctes, les malais, les chinois et les indiens, ainsi que religieux (le brassage !) car se côtoient musulmans, bouddhistes et Hindouistes. 

Nous faisons ensuite étape aux Cameron Highlands. Et nous sommes gâtés ! Car en plus de la pluie, nous avons le froid ! Nous ne nous y attarderons donc pas trop, le temps cependant de faire une petite incursion dans la jungle. Dense, sombre et exubérante, elle est plus ancienne que la foret amazonienne.

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P1120758P1120736  P1120751

P1120775Avides de revenir à la vie citadine, nous quittons les hauteurs pour redescendre au niveau de la mer et nous rendre à Kuala Lumpur. Nous prenons nos quartiers dans un condominium où nous louons une chambre au sein d’un appartement tout équipé ayant accès à la salle de sport et… à la piscine ! En plein cœur de KL, c’est du luxe ! Surtout que le soleil s’est (enfin !) décidé à réapparaitre.

Après notre séance de natation matinale, nous partons à l’assaut de la jungle urbaine. Hypermoderne KL n’a pas à rougir devant les autres capitales asiatiques rutilantes bien qu’elle ne compte que 2 millions d’habitants. Gratte-ciels, tours de verre, écrans de publicités géants contrastent aves les échoppes traditionnelles et les vieux bâtiments de l’époque coloniale. Entre les buildings, des parcs. Les populations s’y mêlent et les chinoises en mini jupes font du shopping avec les malaises musulmanes voilées. En contournant les tours Petronas, emblématiques de la ville, nous découvrons une piscine entièrement intégrée au parc alentour et ouverte gratuitement au public. Il fait tellement chaud que c’est une bénédiction. Nous enlevons les chaussures pour rejoindre les enfants qui pataugent gaiement. En quelques jours, nous nous sommes totalement appropriés la capitale que nous sillonnons inlassablement. Au détour d’un chemin nous découvrons un petit havre de paix verdoyant au cœur des buildings. Il s’agit de la mosquée du vendredi (c’est son nom), la mosquée la plus ancienne de la ville. Le soir venu, nous profitons une dernière fois des lumières étincelantes de la cité, cela fait déjà 7 jours que nous sommes là et il est temps de continuer notre route vers Malacca.

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P1120932P1120945Notre séjour à Malacca sera plus bref que prévu, en effet, sur un coup de tête, nous venons de décider de partir… en Indonésie ! Nous sommes tous excités à cette idée. Un peu d’imprévu, ca fait toujours plaisir ! Mais revenons-en a Malacca la lusitanienne. Cette ville au passé historique si riche où se sont succédés après les indiens, les portugais, les hollandais, les anglais et même, un temps pendant la seconde guerre mondiale, les japonais. Ces derniers ont d’ailleurs pas mal amoché le patrimoine de Malacca en bombardant beaucoup d’églises. En tous cas, de nos jours cette ville est tout ce qu’il y a de plus charmant. De jolies ruelles, des façades coloniales, des fleurs et un joli marché de nuit. Il y fait bon flâner. Vous pouvez trouver dans la même rue une mosquée et un véritable temple chinois !

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P1130002La mixité ethnique donne a ce pays un vrai charme et représente a nos yeux un véritable atout, on pourrait presque dire un exemple, quand on voit comment cohabitent les gens pourtant aux mœurs et aux croyances si différents.  Mais c’est aussi apparemment une source de questionnement sur leur identité pour les malais (attention a ne pas confondre avec les Malaisiens) qui sont une minorité dans leur propre pays. Ce sont les habitants eux-mêmes, en discutant avec nous dans la rue qui nous ont amenés, à ces passionnants questionnements.

Pour autant la Malaisie n’aura pas réussit à nous charmer autant que d’autres pays déjà traversés et nous préférons continuer l’aventure un peu plus au sud sur l’ile de Sumatra (Indonésie) où nous avons décidé de partir… à la recherche des orangs-outans !

Par Aurélie et Julien - Publié dans : Malaisie - Communauté : images du monde
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